Balades
Les lacs du Puy-de-Dôme, du cratère au plan d’eau
· La rédaction
Un lac de cratère, le plus grand lac naturel d’Auvergne, un lac d’altitude et un plan d’eau à vingt minutes de Clermont. Quatre eaux qui ne se ressemblent pas.
Ils n’ont pas la même origine, et cela se voit. Certains occupent un cratère, d’autres un barrage, d’autres encore un fond de vallée aménagé. C’est ce qui rend la question « on va au lac ? » plus intéressante qu’il n’y paraît : selon celui qu’on choisit, on ne passe pas du tout la même journée.
Le cratère
Le Gour de Tazenat, à Charbonnières-les-Vieilles, est un maar : un cratère d’explosion rempli d’eau, presque parfaitement rond, cerné de pentes boisées. C’est le plus spectaculaire du département, et le plus au nord de la chaîne des Puys. Deux espaces sont aménagés au bord.
Le plus grand
Le lac d’Aydat est le plus grand lac naturel d’Auvergne. Il s’est formé quand une coulée de lave a barré la vallée de la Veyre, ce qui en fait un lac volcanique sans être un cratère. Berges boisées, sentier tout autour, et de quoi passer la journée.
Le lac d’altitude
Les Hermines, à Besse-et-Saint-Anastaise, est artificiel, creusé en 1968, mais il est à 1 350 mètres : l’eau y est froide, la lumière différente, et la saison courte. On y monte pour le décor autant que pour l’eau.
Celui d’à côté
Le plan d’eau de Cournon-d’Auvergne, enfin, ne cherche pas à être sauvage : dix-huit hectares au bord de l’Allier, baignade surveillée en saison, jeux d’eau. C’est le lac du samedi après-midi quand on n’a pas envie de rouler.
Cournon-d'Auvergne, Plan d'eau
Deux précautions
La première : toutes ces eaux ne sont pas surveillées, et plusieurs plans d’eau du département interdisent purement et simplement la baignade. L’absence de panneau n’est pas une autorisation.
La seconde : en altitude, l’eau reste froide même en août. Le lac de Guéry, le plus haut d’Auvergne à 1 244 mètres, gèle l’hiver au point qu’on y pêche à travers la glace. Son auberge, elle, est ouverte toute l’année.